Bonjour tout le monde!

Après un moment, nous revenons vers vous avec un article concernant la bronchoscopie du patient intubé. 50% des patients aux soins intensifs présentent des problèmes respiratoires. Une grande partie nécessite une évaluation pulmonaire endobronchique ainsi que des prélèvements pulmonaires dans le cadre des investigations.

Les points principaux que nous traiterons seront d’ordre « checklistique » devant un examen qui n’est pas sans risque.

sans prolonger l’introduction, commençons nos préparations.

Les indications de bronchoscopie 

Les indications de bronchoscopie chez un patient intubé ne s’éloignent pas trop de celles d’un patient en respiration spontanée. nous pouvons les catégoriser en 2 parties: diagnostique et thérapeutique. De l’évaluation endobronchique, à la recherche d’un agent infectieux au contrôle de l’hémoptysie et en passant par l’ablation de corps étranger, le niveau d’expertise nécessaire varie considérablement.

Contre-indications de la bronchoscopie

Pour tout examen ou geste, nous avons toujours des situations qui rendent l’examen plus dangereux que bénéfique. devant ces situations là, il faudra peser le bénéfice avant de s’y jeter avec son outil.

Préparations

Comme toute procédure, les préparations sont une partie intégrale du succès du geste et de son efficacité. Voici une liste des principales mesures qu’il faut prendre ou respecter avant de commencer son examen.

Le ventilateur

Une préparation assez délicate et importante est le paramétrage du ventilateur. C’est un point très important et qui est crucial pour un geste avec le moindre des complications. Un patient en respiration spontanée ne pourra pas respirer à travers 2 mm de diamètre libre entre son tube et le bronchoscope. il est primordial alors d’avoir un mode contrôlé pour la ventilation. Entre pression contrôlé et volume contrôlé notre choix est fait: C’est le volume controlé et donc la ventilation minute minimale assurée. En fait, ce qui fait peur aux gens qui mettent le patient en pression contrôlée est la pression crête qui monte avec le mode VAC. Les études ont démontré que la pression élevée n’est présente que dans le tube endotrachéal et que les pressions se normalisaient dans la trachée. Pour pouvoir assurer un volume courant acceptable, il est clair qu’il faudra monter l’alarme de pression au maximum, d’habitude à 100 cm H2O. Afin de baisser la turbulence et les pressions d’air, la prochaine étape est de baisser le volume courant et le débit inspiratoire maximal à environ 40 L/min. pour garder une ventilation minute acceptable, il faudra monter légèrement la fréquence respiratoire pour gagner en fréquence ce que nous avons perdu en volume. Enfin, la sensibilité du trigger inspiratoire doit être la moins sensible pour ne pas déclencher le respirateur sur les aspirations du bronchoscope.

Les bonnes pratiques

Nous arrivons au geste lui même. pour assurer la meilleure qualité du geste et le moindre taux de complications, il est importante de respecter quelques mesures. Tout d’abord, il faut éviter de maintenir l’aspiration pour permettre au volume courant de passer dans les bronches et de ne pas aspirer une grande partie de celui-là.

Une bonne bronchoscopie consiste à inspecter tous les segments pulmonaires si l’état du patient le permet. Après avoir fait l’inspection, il est crucial de savoir choisir son segment au cas où un lavage broncho-alvéolaire est indiqué.

En cas de détérioration hémodynamique ou des échanges gazeux, un retrait du bronchoscope afin de permettre un rétablissement clinique pourrait être nécessaire. Parfois la reprise de la bronchoscopie ne doit même pas avoir lieu dépendemment de la gravité de la situation.

Ensuite, en sortant le bronchoscope, un reflexe qu’on doit avoir est de vérifier la position du tube endotrachéal et de s’assurer que notre geste n’a pas modifié la position correcte du tube.

A la fin, ne jamais oublié de remettre les paramètres du ventilateur comme ils étaient avant le geste. Cette responsabilité revient à celui qui a modifié les paramètres avant de commencer l’examen.

Et pour terminer, une radiographie de thorax afin de s’assurer que nous avons pas de complications post geste comme un pneumothorax (surtout si des biopsies ont été effectuées).

 

Connaitre l’anatomie segmentaire

L’internet est plein de vidéos qui montrent l’anatomie segmentaire et sous segmentaire pulmonaire. Nous vous conseillons un site très bien conçu et qui contient plein d’informations sur la bronchoscopie diagnostique et thérapeutique: BRONCHOTRAINING

 

Conclusion 

La bronchoscopie reste un geste invasif, mais quand bien executé, présente très peu de risques au patient et à l’équipe soignante.

Aux bronchoscopes!!!

 

 

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